Art Basel : L'Art en crise ?
La foire de Bâle 2009, s’est déroulée en plein milieu d’une crise économique extrêmement sévère comparable pour certains à celle de 1929 ! Comment le marché de l’art a-t-il vécu ce mois de juin à Bâle, la « Mecque » de l’art moderne et contemporain ?
« J’ai été positivement surpris des résultats de la foire en comparaison du marché new-yorkais très calme » déclare le marchand Matthew Marks (Art Basel) de New-York.
Opinion partagée par un grand nombre de marchands étrangers présents à Bâle mais il semblerait d’après Philippe Ségalot, conseiller de richissimes collectionneurs, que « les prix affichés étaient négociés jusqu’à 50% ».
Qui croire ?
Il est évident que les œuvres de grandes qualités d’artistes reconnus ont trouvé preneur à des prix se chiffrant jusqu’au million.
En effet, à titre d’exemple une galerie londonienne a aussi bien vendue une œuvre de Subodh Gupta à 250.000 euros, qu’une sculpture de McCarthy tirée à trois exemplaires dont deux ont été vendues à un million et demi de dollars chacune.
Mais qu’en est-il de la jeune création et des artistes moins côtés ? Pour Virginia Damsa (Volta Basel), directrice de la galerie Riflemaker à Londres : « J’ai vendu mon stand - une quinzaine d’œuvres - la première heure pour environ 300.000 euros*. Le portrait de Sarkozy de l’artiste espagnol José Maria Cano est parti dans une collection européenne à 35.000 euros. »
En définitive, grâce à la qualité des stands et des œuvres présentées, le résultat de Bâle 2009 fut très satisfaisant pour la plupart des galeries. Même si certains prix ont été négociés à la baisse, cette crise permet au marché de l’art de corriger les spéculations abusives de ces dernières années qui ne correspondaient souvent en rien à la valeur des artistes et aussi au comportement discutable des marchands vis-à-vis des vrais collectionneurs.
La réussite d’ArtBasel a permis à d’autres foires, comme Liste, Volta, Scope, ArtBasel Design, Bâle Latina - et j’en oublie - de s’implanter dans ce marathon de l’art et de permettre à de plus en plus d’amateurs d’art de milieux sociaux divers de se familiariser et d’acquérir en fonction de leur budget.
L’art contemporain au XXI n’est plus réservé à une élite mais accessible à tous, grâce à la mondialisation… qu’en pensez-vous ?
* change juin 2009
Benjamin Moreau du collectif Kolkoz et André, artiste et businessman
Brad Pitt avec Sèverine Goetz
Carlos et Rosa de la Cruz
Catherine Thompson et Lara Pandurovic
Christopher Grimes (Volta Basel), galeriste de Los Angeles qui fête ses 30 ans de carrière devant des dessins de l'artiste Anton Henning
Courtney Plummer, jeune associée de la galerie Lehmann Maupin New-York devant une toile de Mickalene Thomas
Don et Mera Rubell
Emmanuel Perrotin
François Gutzwiller
Gregor Muir de la galerie Hauser & Wirth (Londres) nous présente le porte-monnaie, oeuvre de l'artiste Suisse Christoph Buchel
Josée et Marc Gensollen, collectionneurs de Marseille
Julia Van Hagen et Maria-Laura d'Autriche-Este, princesse de Belgique entourent le fameux artiste indien Subodh Gupta
Laetitia Cramer, Scope Basel Art fair qui a récemment ouvert une galerie à Genève
Laurent Godin et Hervé Loevenbruck à Volta Basel
Le directeur de la galerie Neu à Berlin et l'artiste Wolfgang Tillmans
Lourdes Fernandez, directrice de la foire Arco Madrid
Marc Spiegler, le nouveau patron de la foire ArtBasel et ArtBasel Miami
Martin Klosterfelde devant une toile de Stefan Hirsig vendue à 21.500 Euros
Nicolas Bernheim et Tatjana Franck
Otto Kern et Naomi Valeska Salz
Pierre Huber
Roman Abramovitch
Sébastien Bertrand (Volta Basel), galeriste genevois en compagnie de son associé Scot Surdez
Sculpture murale, vidéo de l'artiste américaine Tracey Snelling
Simon Lamunière, responsable d'Art Unlimited et Jean-Léonard de Meuron
Valerie Cueto et Roxana Asimi
Vue de l'installation de l'artiste Stephan Balkenhol à Art Unlimited




































